[Récit] Tokyo – Fuji en vélo (1/2)

La deuxième partie de cette aventure est disponible ici.

Bonjour à tous.

Aujourd’hui je ne passe pas pour vous parler de figurines, mais de vélo ! J’ai en effet plein d’autres hobby comme le sports, le cinéma, la musique et les livres notamment . Il se trouve que comme Cyril, j’aime me promener, mais pour ma part je le fais en vélo.

En mai dernier, lors d’un week-end de 3 jours, j’ai décidé de m’attaquer à plus de 300km qui m’amenèrent au mont Fuji. J’avais cela à cœur depuis quelques temps mais je n’avais jamais eu l’occasion de le faire. Ce fut donc le vendredi 4 mai à 7h30 que je partis de chez moi seul pour rejoindre mon hôtel Fuji, petite ville entre le mont Fuji et la mer.

Malheureusement ce jour-là, il fallait qu’il pleuve… C’est ainsi qu’après seulement 10 km et en plein cœur de Tokyo, je dus m’abriter sous un pont pour laisser passer la 1ère averse de la journée.

C’est donc vers 8h30 que je repars bien décidé à quitter la plus grande métropole du monde le plus vite possible. Pour la journée le parcours prévu était : départ Nishi-Kasai (Tokyo Est), Shibuya (Tokyo ouest), Atsugi (préfecture de Kanagawa), Matsuda, Fuji-Oyama, Gotenba, mont Kurodake, et ville de Fuji.

Il faut dire que Tokyo est si grand que pendant les 50 premiers kilomètres, ce n’est que de la ville… mis à part quelques petit parcs urbains.

Mais arrivé à Atsugi, on commence à apprécier la vue des montagnes qui se dessinent à l’horizon et même si j’ai déjà 60km dans les jambes, je fais une courte pause de 30 minutes juste pour manger un morceau et boire, il est 12h, et repars de plus belle avec une grande motivation. Une bonne averse de 10 minutes m’oblige à stopper pour repartir et vers 13h je commence à monter des pentes de 4 à 6% vers Fuji-Oyama.

Les nuages se dissipant, j’accélère un maximum, tout en dégustant des paysages somptueux et en me régalant de kilomètres d’ascension. Véritable régal pour les yeux, la tête et les poumons (ni stress ni pollution), je ne ressent pas la fatigue et je prends une deuxième pause de 30 minutes arrivé en haut de Fuji-Oyama ayant parcouru tout de même 110km. De là on est censé voir le mont Fuji qui ne se trouve qu’à 20km, mais jour de pluie, je ne le verrais pas.

J’ai pu enfin souffler sur 10km grâce à la descente jusqu’à Gotenba (125km). De là je remonte sur 15km le long du mont Kurodake (je fus obligé par manque de temps de laisser la demi ascension du mont Fuji prévue initialement) qui lui culmine à plus de 1000m et je dois monter à plus de 900m car à son côté il y a aussi Otake 1200m et Ashitaka 1400m. C’est là que j’ai vu mes limites, 15km à 8-9% avec les deux derniers kilomètres à plus de 10%. En plus la pluie était encore au rendez-vous.

Mais un vieux dicton dit « après la pluie, le beau temps », cela se vérifie car dès le début de la descente, le soleil, enfin ce qu’il en reste (il est 18h), perce les nuages. La descente est une route très large, de grandes courbes, pas de voitures et des accélérations à 60km/h. Arrivé en bas j’ai même droit à un grand sourire du Fuji, de la triplette Kurodake, Otake et Ashitaka et à un coucher de soleil sur la mer.

J’arrive enfin vers 19h à mon hôtel, épuisé mais content et le cœur léger. Je passerai une bonne nuit et me lèverai à 7h00 pour repartir le lendemain vers Tokyo.

  • Profil du parcours : Tokyo – Atsugi- Gotemba – Fuji : 154km
  • Temps : Pluvieux, 15-25 degrés
  • Temps effectif (total) : 7h15 (11h00)
  • Moyenne de 21.2km/h
  • Vitesse maximum : 63.5km/h (descente Otaka-Fuji)

Montagnes:

  1. Oyama 25km, de 100m à 600m, montées et descentes en continues, dénivelé max 6%
  2. Kurodake 15km, de 450 à 900m, montée sèche, dénivelé max 12%

Photos diverses :

Preview de la deuxième partie (un beau ciel bleu au rendez vous) :

(La deuxième partie de cette aventure est disponible ici.)

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À propos de Cédric Lacroze

Collectionneur et joueur de nombreuses armées à Warhammer, il réside actuellement au Japon et nous parle de la figurine en terres nippones. Aime le Foot, le vélo, les jeux vidéos et la figurine. (Rédacteur en 2012)