Découvrez désormais sur le Blog des articles sur la Presse écrite figurine. Celle ci ne se divise actuellement qu’en 3 revues, le White Dwarf, Ravage et Figurines. Nous ne chroniquerons pas chaque numéro, mais donnerons occasionnellement notre avis sur ces journaux.
Je redécouvrais White Dwarf il y a un an. Depuis, l’équipe du magazine a changée et la revue officielle de Games Workshop semblait partir sur de nouvelle bases. Qu’en es-t-il de ce renouveau ?
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Histoire d’apparences
Un format plus épais, une nouvelle couverture et de nouveaux rédacteurs : Toutes les annonces donnaient envie de se pencher sur des numéros visiblement bien garnis. Les figurines en couverture sont même mises en évidence par un filtre brillant. En feuilletant le magazine au travers de ses 150 pages, on se demande combien de temps va nous prendre la lecture de tout le numéro. Mais en examinant la revue, on perd peu à peu de notre enthousiasme pour se rendre compte que le contenu n’est finalement pas si différent. Les mêmes thèmes sont abordés sous un angle de vue similaire. La mise en page n’apporte elle non plus aucune originalité, alors qu’un effort semblait avoir été fait pour renouveler le plaisir des lecteurs. Son statut de magazine promotionnel doit-être pris en compte, mais n’excuse pas le manque de contenu.
Sujets
La première partie, qui consiste à présenter les dernières sorties sur 40 pages, permet au moins de découvrir sous de belles photos les figurines et leur Background. On apprécie leur mise en scène sur les champs de bataille et une photographie bien vivante. En revanche, rien n’est jamais dévoilé sur les processus de création (on pense au travail du sculpteur ou du peintre). Ce sentiment de distance que l’on éprouve avec l’enseigne sonne comme sa ligne éditoriale. Le support papier n’est pas réfléchi et on a tout simplement l’impression de se retrouver sur leur site Internet. Il n’y a pas de proximité avec les lecteurs (pourquoi pas une rubrique où on pourrait poser des questions ou émettre un avis ?) et le White Dwarf apparaît comme un objet froid. En poursuivant notre lecture, on arrive sur des articles plus intéressants, comme « L’armée du Mois », « Blanchitsu » ou encore le « Kit Bash ». Les amateurs de peinture apprécieront eux la sélection de photos du Games Day Anglais, mais ne comptez pas sur l’Interview d’un Hobbyste comme on avait pu l’avoir dans le passé.

Les pas à pas peinture ont le mérite d’être utiles et pertinents pour les débutants ou les joueurs qui n’ont pas le temps de s’investir dans les pinceaux La chronique de Jervis Johnson est par contre très banale, sans orientation ni exemples, alors qu’elle était de son temps une rubrique phare. On notera la présence d’un Livre d’Or où une figurine célèbre de la gamme est passée en review. Enfin, le dernier point intéressant se résume dans les photos des superbes tables de Armies on Parade, avec ce mois ci un Kulte de la Vitesse Ork, des Ogres, des Darks Angels et des Tyranides. Mais qu’y a t-il de vraiment nouveau là dedans ? Tout était déjà pareil dans les anciens numéros, avec les même tons et la même chronologie. Car si le magazine ne perd pas en qualité et progresse même dans sa présentation, il n’évolue guère.
White Dwarf n’est pas un magazine foncièrement mauvais, mais d’un niveau vraiment moyen. Il ne faut pas bouder son plaisir de voir de très belles figurines, mais malgré son statut de promotion, on aimerait avoir plus de choses à se mettre sous la dent. Il manque d’illustrations dans son ensemble, de perspective et de profondeur dans ses articles. Si l’univers de Warhammer est un festin, le White Dwarf n’est qu’un apéritif.
À découvrir dans ce numéro : Guerriers du Chaos, The Hobbit, l’armée Space Marine de Paul Gayner, l’univers de John Blanche à travers les figurines de Peter Hudson, galerie Golden Demon UK, Convertir des escouades de commandement, Armies on Parade UK.






