Faisons le tour du célèbre concours de peinture pour découvrir ensemble les grands vainqueurs de l’année. Suite à l’annulation des Games Day dans plusieurs pays, le nombre des Slayer Swords se divise par deux. Retour donc sur quatre oeuvres de la figurine !
États Unis – Tom Ales
Traversons tout d’abord l’Atlantique pour nous rendre à Memphis, ville d’accueil du premier Golden Demon de l’année. C’est une énorme machine de guerre Orc qui a su s’imposer face au jury. On remarque immédiatement la lumière qui se dégage du masque. Qu’est ce qui peut bien se cacher derrière ? Un énorme diamant d’énergie pour faire fonctionner l’engin ?

Ce Golem de pierre, fabriqué par une tribu d’Orcs et de Gobelins, vise davantage à effrayer les ennemis qu’à répondre à une véritable efficacité. Très lent et maladroit, il déclenchera pourtant une vraie frousse à ses ravisseurs en plein milieu de la forêt. Le style de la peinture révèle presque une ambiance de nuit, où ces petits monstres verts viennent piller les camps. On apprécie l’esthétique de la création, qui en divulgant les orcs dans un second plan, met en évidence le masque en bois. Un masque qui au premier regard ne donne pas d’information immédiate sur son peuple, laissant alors l’ennemi en proie au doute et à l’incertitude. Une machine de guerre gobeline dans toute sa splendeur, l’art absolu du recyclage, où d’énormes pierres se mêlent à des lames de métal rouillées et du bois. On apprécie une peinture qui, à l’opposé du sujet, se montre douce et soutenue.
Allemagne – Roman Lappat
Après avoir quitté le continent Américain, déposons nos bagages en Allemagne au milieu du mois d’août. C’est alors que le grand singe des Massive Voodoo, Roman Lappat, vient de terminer un vrai exploit du monde de la figurine. Il vient d’achever un gigantesque diorama qui aura occupé ses journées d’été sous la canicule, période où un figuriniste désire en temps normal tout sauf peindre ! Cette aventure fut relayée au travers de nombreux articles sur leur site Internet, et le plaisir de là suivre fut immense.
Représentant une ruche de Tyranides à l’assaut des troupes de l’Empereur, la scène génère tout d’abord une angoisse. Car le regard se pose en premier là où il y a le plus de figurines, à savoir la partie horizontale. On y découvre alors des Space Marines en train de se faire dévorer vivant, ce qui déclenche en nous une vraie crainte de ces créatures qui ne cessent d’ accroître. Puis l’oeil suit la composition et se lève pour retrouver espoir, devant ce héros à l’armure doré et aux ailes rappelant la figure de l’ange. Deux sentiments bien distincts se produisent alors, et celui du bien l’emporte. C’est comme si ce diorama captait, au milieu d’un gigantesque champ de batailles, un moment précis de l’affrontement. Le personnage ailé incarne un symbole et la guerre semblerait gagnée s’il parvenait à s’en sortir. Si l’esthétique du diorama est critiquée pour son manque de clarté, le peintre a su sortir de notre perception habituelle seulement centrée autour du plaisir. Le diorama ne comble pas les attentes de l’agréable, mais dévoile un sens épique puissant, où les signes nous impliquent profondément dans le sujet.
Angleterre – David Soper
Remontons dans la nord et faisons un tour en Angleterre pour s’imprégner des travaux de David Soper. Ce peinture connu sur la toile pour son site Sproket’s Small World a remporté la Slayer Sword avec un diorama représentant trois Eldars Noirs. Les teintes et le décor viennent créer une atmosphère inédite où des couleurs habituellement chaudes deviennent froides. Quelque chose de nouveau se manifeste au travers de ces trois personnages, ils dévoilent un caractère mystérieux.
Le socle nous indique un monde de guerre où les trophées sont empilés. Ces colonnes sont comme l’entrée d’une cité où serait installé l’armée, et ces trois créatures ailées là quitteraient pour partir en éclaireurs. La position des personnages nous fait comprendre que la scène se passe avant l’affrontement, mais qu’ils sont habitués à revenir avec les têtes découpées de leurs dernières victimes. La neige et les stalactites contribuent à l’étrange atmosphère de ce monde qui nous intrigue. Une vraie plongée dans l’imaginaire et ses températures.
Italie – Martin Goumaz
La saison s’est clôturée au pays en forme de botte. C’est le Suisse Martin Goumaz qui remporte le concours avec son Squelette des Comtes Vampires. Si depuis plusieurs années, la majorité des Slayer Swords sont décernées à des dioramas ou des figurines de monstre, c’est avec une figurine d’origine très simple que le peintre nous a conquis. D’une grande puissance visuelle, le squelette porte en lui une ambiance singulière qui se mêle parfaitement à l’esthétique des Comtes Vampires. Il avance de nuit, dans les étendues d’une neige angoissante, au milieu de la pleine lune comme l’indique son étendard.
Du point vue de la couleur et de la lumière, on se retrouve avec le genre de figurines qui imprime en nous une beauté étourdissante. Si l’excellent contraste bleu-orange a souvent été expérimenté dans le passé de la figurine, il atteint ici un stade de perfection atmosphérique. Ce sont ces petites touches de couleurs qui illuminent un sujet lugubre, où la nuit se ressent comme jamais. Le cri du guerrier perce une brume silencieuse, la nature nous laissant pour seule réponse l’inévitable mort, qui finira bien par venir nous chercher. Peu de figurines sont parvenues à saisir avec autant de simplicité ce niveau d’ambiance.
Accéder aux anciennes rétrospectives :
Et vous, quelle est votre pièce préféré parmi ces quatre beautés ? :)












Merki pour l’article :)
Par contre a’a eu une slayer japonaise cette année encore :) Remportée par un Allemand.
Y’a eu un poste sur Masterminis avec un lien vers le site du gars en question :).
Salut Julien,
merci beaucoup pour cette info :)
J’ai cherché sur masterminis et le site de GW mais j’ai rien trouvé encore, dès que j’ai un bon moment devant moi je poursuis mes recherches.
Merci pour la compilation des Slayer, c’est bien pratique…
Preference au squelette italien ; d’accord avec toi, même une fig simple sans trop de fioriture vaut le coup. Un peu etrange cependant les yeux, ce doit etre un squelette recent alors (ou alors des yeux de verre :) ) Certes sans cela il perd un peu son cote angoissant.
Gros kiff aussi pour le diorama de David
Salut :)
Je reconnais aussi l’effet un peu surprenant des yeux, perso je trouve que ça fonctionne bien avec les formes de la sculpture. Ca lui ajoute une petite touche comique agréable. J’aurais bien aimé un plus de précision dans les détails du diorama, quelques signes supplémentaires, mais c’est une sacré innovation dans les rendus et l’ambiancedégagée en fait un dio vraiment différent de l’habitude.
Incontestablement, pour moi, le travail de David Soper s’impose par rapport aux autres. Le golem est superbe et le squelette m’a tout de suite fait penser aux marcheurs blanc de Game of Throne, le dio est un travail titanesque, mais la qualité du travail de David me semble au dessus. C’est un peintre qui s’est arrêté longtemps
(oups mauvaise frappe) je disais dons qu’il s’est arrêté longtemps avant de se remettre à la fig et du coup on retrouve un style de peinture plus « old school » et c’est ce qui fait la différence, il allie les anciennes et nouvelles technique de peinture.
Son schéma de couleurs sera d’ailleurs ma source pour mes vargheist.
Je ne regarde pas game of throne mais ce personnage a l’air vraiment prenant ! Bien vu pour la peinture de david soper, c’est vrai qu’il y a une approche vraiment mixte, on ne peut pas faire le rapprochement avec un style précis, et je trouve que la peinture de son dio est assez différente du skink ou de son roi des tombe.
Merci pour ce super reportage ! :)
Même si mon favori reste David, je dois avouer que personnellement, le golem ne me laisse pas indifférent ;)
Content de savoir que tu as apprécié ce golem, ils sont tellement funs ces gobs et ces snots :) Je trouve qu’il appel vraiment à l’imagination et qu’il donne envie de le tourner pour le découvrir plus précisément. Il dégage une belle puissance en plus.
Malgré un nombre réduit de slayer, une grosse qualité est restée ! Vraiment une très bonne année, ces GDs ont eu des niveaux juste wahou !
je sais pas trop quelle slayer je préfère, peut être celle de goumaz pour l’ambience qui se dégage ! Juste magique cette pièce !
Mais je suis très fan de celle de Jarhead, pareil une ambience est véritablement retranscrite dans la fig et c’est juste énorme !
Au niveau « qualitatif » c’est vrai que celle de Soper est peut êttre au dessus de celle de Jarhead mais malgré le fait que j’adore son dio, a choisir, petite préférence pour Goumaz ou Lappat…
C’est vrai qu’il y a de bien beaux projets qui se sont créés à l’occasion de ces évènements. Le diorama de jarhead présente une image de la figurine très profonde je trouve, il n’y a pas que l’apparence de la technique, on peut vraiment se sentir dans la pièce. L’ange qui survole cette masse…. wahou :) Les articles qu’il a écrit pendant la réalisation ont présenté une très belle philosophie, ça m’a perso vraiment touché.
vivement qu’on trouve cette slayer japonaise aussi !