Nous attaquons 2015 et il est temps de faire un bilan de l’année. À l’heure des bonnes résolutions, il convient également de tirer une synthèse de ce que nous avons fait. Il faut être honnête et se remettre en question. Il y a eu du soleil, de la pluie. Prenons la loupe et dépoussiérons 2014.

Vécu sur la Toile
Nous avons essayé de bien tourner en matière d’articles, de publications et d’actualités autour de nos Hobbys. Être régulier nous permet d’avancer et d’aimer ce travail, tout en gardant conscience du temps requis pour chaque projet commencé. Cependant, cette année fut aussi l’occasion de comprendre d’où venaient certaines émotions négatives. Introduire un Blog comme un outil quotidien, ou journal de bord, cause forcément des émotions, des plaisirs aux doutes.
Je me suis surpris à ressentir de la tristesse, pour des choses que je n’avais pas compris. Internet est un espace sans règles, sans valeurs ni repères. Y fournir une activité importante revient à laisser du travail au sein du virtuel, parfois sans réponses. Il devient alors compliqué de savoir si nous avançons dans la bonne ou mauvaise direction. Si vous rencontrez aussi des découragements, notamment lorsque vos articles ou vos travaux n’ont eu aucune réception, essayez de discerner deux choses : ce qui dépendait de vous et ce qui ne dépend plus de vous. Ne laissez pas les émotions vous guider. Interrogez votre travail, votre état d’esprit.

L’outil Blog est précieux car il permet d’écrire, de créer, de partager. C’est un lieu d’apprentissage et de rencontres. Chaque jour contient son défi. Je salue et remercie les personnes qui le visitent et qui nous encouragent. Merci.
Légèreté d’une année
Au long de ces 365 jours, j’ai aimé les enseignements offerts par le simple fait de vivre. Avec un peu de volonté, nous pouvons concrétiser nos rêves, et savoir quand nous devenons heureux. Une fin d’année aide aussi les hommes en leur ouvrant les yeux. 2014 symbolise pour moi une organisation qui gagne à progresser. Je n’ai pas su gérer suffisamment mon temps pour m’accorder plus de moments d’inspiration, notamment dans les films, les musiques ou les livres. Il faut que j’apprenne à m’ouvrir sur le contenu du monde en parrallèle de l’action de travailler. Ce que nous pouvons gagner d’un côté, nous le perdons de l’autre : il faut jouer avec cet équilibre. Mon professeur de philosophie Antique affirmait que «Tout ne peut pas être maximisé en même temps.»
Trésors découverts
Les moments les plus profonds de bonheur furent après la réalisation d’un travail que je sentais impossible, ou extrêmement difficile à accomplir. Je n’oublierai jamais les après-midis en montagne réchauffé par le soleil et caressé par un léger vent. Seul perdurait le désir de rester là, à chauffer sur la pierre, les joues courbaturées de sourires. Ce temps passé aussi dans l’amitié, dans les dialogues, l’écoute et les beaux échanges… je ne les oublierai pas. Nous créons nous-même notre vie : ça vaut le coup qu’elle soit belle.
Montagnes
La nature m’a toujours transportée. Je ne lui ai jamais demandé de reconnaissance ou de manières, je sais qu’elle sera toujours honnête et juste. Je me rappelle de cet Eté froid et pluvieux, où je devais m’auto-suffire, seul dans une tente, avec pour seul soucis un réchaud qui fonctionne. Ce fut un formidable retour à la vie. Il ne faut pas grand chose pour être heureux, et la débrouille entière apporte beaucoup de sérénité et d’ouverture sur le monde. Corps et âmes accomplissent leur devoir. Nous retrouvons ce que la société nous a confisqué.
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Les branches de l’Inspiration
Nous avons tous besoin de repères, d’exemples. J’ai découvert cette année une immense beauté avec le reportage A day in the Life. Je remercie Pierre pour m’avoir fait découvrir Kai Greene. Si rien ne me prédisposait à admirer un bodybuilder, j’ai vite appris devant le travail de l’homme, devant son art de vivre. Rien n’est faux, rien n’est surjoué chez lui. Les phrases qu’il écrit sur son compte Facebook sont à chaque fois sublimes. « You must be poor. Your shoes must be broken. But your mind is a palace. » En réalisant les actions les plus durs, il écarte l’échec de l’avenir.
Les livres sont des fenêtres sur le monde, ceux-ci m’ont animé de l’intérieur :
Mes articles/textes préférés de 2014 :
- Texte de Jordi Tosas
- Are mountains the last space of freedom ?
- Poème – Ne plus se reconnaître
- Interview Colin Trevorow
- 2014 au cinéma : nos futurs
- Figurines – la Clairière des Dieux
- MV’s year of the painter
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Le philosophe Sénèque nous prévenait dans ses écrits : « Nul ne songe à naviguer en pleine tempête ». L’homme perd la raison à partir du moment où il croit que le futur sera parfait. Mais il là perd également s’il croit que l’avenir sera noir. Le futur n’existe pas, il est seulement la preuve que nous avons tout le temps nécessaire devant nous, pour nous accomplir, dans le moment présent.
De l’essence pour 2015

En 2015, ma vraie résolution sera de combattre une phrase : «Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard ». Je me rappelle l’avoir écrit il y a plusieurs années sur un carnet, avant d’inscrire à côté : Donnons lui tort. Concrètement, je pensais surtout : C’est un connard le mec qui a écrit ça. Ce n’est pas possible, nous ne sommes pas fait pour le malheur. Ce n’est pas logique !
Mais n’interprétons pas mal. Ces mots demeurent utiles car ils viennent nous éclairer. Nous pouvons atteindre la connaissance chaque jour, il suffit d’accepter les lois de la nature et de bien accomplir son travail. Nous apprenons à vivre si nous essayons toutes nos possibilités.
Nouveaux levers de soleil
Que souhaiter donc, pour 2015 ? De savoir repartir de zéro chaque jour, pour en apprendre encore plus. Il ne faut pas répéter les mêmes schémas tout au long de sa vie, mais oser un saut dans l’inconnu quand il le faut. Découvrons avec plaisir nos défauts. Ecoutons les autres et agissons comme si nous devions partir pour toujours le soir venu.
Croire est une force magique. Certes nous devons écouter la raison, mais ne perdons pas un comportement profondément humain : celui de croire. Pour qu’une chose marche, pour connaître, pour aimer, il faut avant tout y croire. Et croire n’est pas aussi irrationnel que nous le pensons. Car c’est l’étape indispensable pour faire naître l’action. Croire, c’est admettre l’existence de ce qui est face à nous. Croire, c’est aimer sans démonstration. Croire, c’est accepter la différence et l’inconnu. Ce que vous croyez finit par devenir réalité.

Notre année 2014 en 10 articles :
- Rêves à Chamonix
- [Peinture] Hérisson
- [Sculpture] Grandes Jorasses
- Les Expériences du plâtre
- [Interview] Boris Robin
- [Tutoriel] Guide d’alimentation
- Dinosaures, le réel oublié
- [Peinture] Ruz Dok Blue
- Brume à Aix-les-Bains
- Calendrier de l’Avent
Enfin, pour préparer l’année, le site rentre en pause jusqu’au lundi 26 janvier. Bon début d’année à tous.
















Bonne année Cyril, en te la souhaitant bien remplie, aussi heureuse que possible, et surtout en bonne santé (le plus important!) :).
Je suis assez d’accord avec le connard qui a écrit que le temps d’apprendre à vivre il sera trop tard, même si je l’envisagerais différemment. A mon sens, apprendre à vivre est impossible, ce qu’il faut faire c’est créer sa vie. Là où l’existence est fondamentalement tragique, absurde dans sa nature la plus profonde, c’est notre job de créer un réel plus sympa, de faire persister l’illusion parce que l’illusion a de la valeur. Elle est artificielle mais nécessaire et belle en somme. Et puis, si l’illusion est notre réalité, elle perd sa nature d’illusion. Ce que tu dis sur la croyance est à ce titre vachement bien :). Je suis tout à fait d’accord, tout est croyance, la science est une croyance comme une autre (qui se définit selon des critères, un paradigme bien particulier certes), et c’est en croyant que l’on informe le monde.
Bref, très bonne année 2015 à toi Cyril!
Merci beaucoup BTB ! J’ai pris plaisir à lire ton message et ton analyse de « l’illusion ». Je me sens attiré par des cultures primitives car elles montrent un tout nouveau rapport à la vie qu’en Europe, avec un fort attachement au monde naturel qui permet de vivre dans tous les espaces sans les rejeter. Les villes sont parfois belles et bien construites, mais très grises, et il y est dure d’y éveiller sa conscience. J’ai beaucoup aimé au sujet de la croyance les livres de Laurent Gounelle (le philosophe qui n’était pas sage est celui que j’ai préféré). Je te souhaite à mon tour une belle année 2015, et je suivrai de près le site, au plaisir d’y découvrir de nouveaux articles figurines ou tes futurs textes/analyses :)
«Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard.» Il y en a des choses à dire là-dessus, mais pour résumé: nous ne sommes pas égaux face à la gestion du temps et de ses activités (c’est en tout cas de cette façon que je l’interprète). Pour l’illustrer simplement, un homme qui a passé toute sa vie dans un travail lucratif mais chronophage, et qui, à sa retraite, dans sa piscine de dollars se rend compte que ses enfants ont 50 ans et qu’il n’a jamais profité de rien. Ou le même homme qui serait mort à la trentaine à cause d’une surcharge de travail et n’aurait jamais appris à vivre. A l’inverse on trouve des personnes qualifiées de marginales qui ont des fois rapidement appris à vivre, à savoir ce qui les comblaient réellement, et en profiteront longtemps.
Le problème n’est-il donc pas qu’on essaie d’abord de suivre un chemin tracé par « la société », puis qu’on se rend compte à un moment (ou non) qu’il y a un chemin, plus ou moins parallèle à celui-là qui est le notre, apprendre à vivre étant trouver ce chemin?
Bref, assez d’idioties, je te souhaite une belle année 2015! Je viens de lire les aventures du calendrier de l’avant, que je n’avais pas pu faire réellement sur le moment, et c’est assez juste ce que tu dis, des fois le manque de participation ne dépend pas de soi, il y a avait du beau contenu illustré, mais la période n’était pas la plus propice pour une aventure participative, et le fait de ne pas avoir eu de « leader » apportant ses idées n’a peut-être pas encouragé les lecteurs de passage à laisser les leurs. IL faut peut-être repenser l’ergonomie du projet, en proposer un plus court dans l’année pour tester des systèmes et que les lecteurs ne se retrouvent pas face à une montagne sans trop avoir de directions?
Salut guillaume,
j’ai aimé lire ton analyse de la question, et sa conclusion : « apprendre à vivre étant trouver ce chemin ». Je trouve la phrase belle.
Merci, je te souhaite également une belle année ! Je prend note de tes remarques sur le calendrier, nous réfléchirons mieux à ces détails pour le prochain projet. Bon début d’année, j’espère que les fêtes ont pu te laisser le temps de modeler un petit bonhomme ou buste :)
Encore merci pour la citation c’est un honneur.
Tous mes voeux pour cette année et surtout un succès littéraire ^^
Merci beaucoup Jérôme. Bon travail sur tes commandes et tes armées !